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CENTURION A LA RETRAITELE CHEMIN DU DEVOIR EST TOUJOURS PROCHE, MAIS L'HOMME LE CHERCHE LOIN DE LUI
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April 22 Les drones aériensSans remonter jusqu’aux bombardement de Venise lancés en 1849 à partir du Vulcano autrichien avec des ballons chargés d’explosifs, l’origine des drones peut être trouvée dans les tentatives de torpilles aériennes de la première guerre mondiale, associant dès 1916 un avion sans pilote et un gyroscope embarqué. Le premier drone français a été conçu, réalisé et expérimenté dès 1923 à Étampes par l'ingénieur Maurice Percheron et le capitaine Max Boucher ; mais l'armée française ne trouva pas alors d'intérêt à cette nouvelle technologie La phase suivante dans les années 1930 fut l’emploi d’avions-cibles autonomes tant au Royaume-Uni qu’aux États-Unis d’Amérique où le Radioplane OQ-2, avion de taille réduite télé-piloté, fut construit en grande série. L'armée allemande développa à partir de 1938 des vecteurs guidés à distance sous la forme de bombes planantes anti-navires et de bombes antichar, radioguidées et de véhicules à chenilles filoguidées. Les avions sans pilote V1 et le missile V2 allemands de la deuxième guerre mondiale étaient-ils des drones ? Plutôt des bombes volantes, mais le V1 à aile droite et pulsoréacteur dorsal a servi de modèle à des avions-cibles, drone en anglais. Le grand essor des drones date de la guerre de Corée et de celle du Viêt Nam. A cette époque de la guerre froide, le drone a été développé de façon confidentielle par les États-Unis d’Amérique comme un moyen de supériorité stratégique et de rupture capacitaire devant permettre la surveillance et l’intervention militaire chez l’ennemi sans encourir les risques humains que l’opinion ne supportait pas. Cette supériorité a été acquise au travers de l’innovation technologique surtout dans les domaines de l’automatique et des transmissions. Les transferts vers Israël de certains systèmes ont permis à ce pays de développer de façon pragmatique une collection de drone à vocation tactique à courte et moyenne portée et à transmission directe de données. Les drones ont été ensuite de tous les conflits et opérations de maintien de la paix. Il a notamment été utilisé au Kosovo ou au Tchad ou contre la piraterie maritime, par les Américains qui l'ont introduit en 2009 En anglais un drone désigne aussi un faux-bourdon (mâle de l'abeille). Le nom a été donné dans les années 1930 au Royaume-Uni par dérision à des Queen Bee, version automatisée de DH.82 Tiger Moth afin de servir d'avions-cibles : leur vol bruyant, lent et paresseux ressemblait plus à celui du bourdon à la vie éphémère qu'à celui d'une reine abeille...Le nom de drone est resté. Dans le monde anglo-saxon ce terme de drone est surtout utilisé pour les avions-cibles. Les aéronefs automatisés ou sytèmes associés de mise en oeuvre sont appelés UAV (Unmanned Aerial Vehicle, soit véhicule aérien non habité) et de plus en plus souvent UAS (Unmanned Aerial System, système d' aéronefs non habités). Perdant de vue la référence apicole, l’usage du mot « drone » pour décrire des véhicules ou robots terrestres, de surface ou sous-marins dotés d’autonomie est une particularité bien française. La classification américaine des mobiles autonomes sans pilote en UAV/UAS (unmanned air vehicle / unmanned aircraft system, véhicule/système aérien non piloté), USV/USS (surface), UUV/UUS (sous-marins), UGC/UGS (robots terrestres) est la plus généralement utilisée dans le monde.
Le terme drone désigne la plupart du temps le seul vecteur aérien équipé.
Engins volants de taille réduite, moins chers et plus simples à mettre en œuvre qu'un aéronef (la présence d'un pilote étant l'un des éléments les plus dimensionnant pour la conception d'un tel système), ils sont également plus discrets et leur perte n'est pas aussi lourde de conséquence que celle d'un appareil complet et de son pilote. Ils représentent une alternative intéressante aux pays dont le budget est limité ainsi qu'aux terroristes potentiels (étatiques ou non), grâce à leur faible coût de fabrication et d'utilisation. Au fur et à mesure que les technologies, informatiques notamment, progressent, les drones peuvent être utilisés comme plate-forme de désignation de cible ou comme armes. Ils sont aussi utilisés comme précurseurs d'opérations, souvent à des fins de recueil de renseignements. Ses missions sont alors de la surveillance et de la reconnaissance. Leurs applications civiles incluent les contrôles sur le trafic, les opérations de recherches aériennes et de sauvetage, la récolte de données pour la prédiction météorologique, le relais d'informations... Leurs tailles sont variées : de quelques centimètres à plusieurs mètres. Leurs formes également, tout comme leurs types de propulsion : certains sont équipés de réacteurs, d'autres d'hélices, quand d'autres utilisent des rotors, à l'instar des hélicoptères. Des drones terrestres commencent à faire également leur apparition. Enfin, certains servent tout simplement de démonstrateurs technologiques, validant à moindre coût, grâce à la réduction d'échelle et donc la quantité de matériaux nécessaires, certaines formules aérodynamiques ou certains équipements, sans pour autant risquer la vie d'un pilote d'essais. Ce type de tests permet d'atteindre les limites d'un appareil, en dépassant celles que peut supporter un pilote (+9g/-3g maximum), afin d'en confirmer la solidité.
Le Barracuda à Manching La classification des drones est un exercice très difficile, dans la mesure ou elle est différente selon les pays. Les drones aériens peuvent être classés selon trois critères :
Le domaine technique des drones peut se décomposer en trois segments :
Le segment tactique se décompose lui-même en cinq segments :
Principaux drones par pays
Drone ORKA de EADS
April 18 L’ISLAM ET LE CHRISTIANISME
L’Islam et le Christianisme sont deux religions monothéistes, c’est-à-dire dont la doctrine n’admet qu’un seul Dieu. De plus, leurs racines sont communes. Ils ont le même tronc spirituel et dogmatique et se réfèrent au même Livre révélé : (X.94) « Si tu es dans le doute sur ce qui t’a envoyé d’En-Haut (Le Coran) interroge ceux qui lisent les Ecritures envoyées avant lui. La vérité t’est venue de ton Seigneur ; ne sois donc pas du nombre de ceux qui doutent ». Cependant, Mahomet ne reconnaît qu’un seul Dieu personnel, sans associé, à la fois immanent et transcendant ; il se distingue ainsi du christianisme, qu’il considère comme polythéiste, à cause de la Trinité. L’Islam n’est pas seulement une religion ; c’est aussi une loi, dont la source est le Coran, et qui règle tout le comportement du musulman. La Tradition ou Sunna est un ensemble de récits (hadîth) notés au VIIIe et IXe siècles, qui rapportent les paroles et les actes du Prophète et de ses adeptes avec minutie et maintes variations et contradictions. Elle doit servir à guider le fidèle qui doit prendre pour norme la conduite du Prophète. La valeur essentielle de l’Islam est sa foi en un Dieu unique, avec l’attitude religieuse qui correspond à cette foi, attitude d’adoration, de soumission résignée, de confiance en la Providence : c’est là son côté positif. Cette base est réellement commune avec le christianisme. Mais c’est du caractère partiel de sa notion de Dieu que viennent les déficiences de l’Islam, ses différences avec le christianisme dont il dit être l’achèvement ; Foi, Espérance et Charité sont des valeurs communes aux deux religions ; mais si, pour le chrétien, la charité est la principale, pratiquée pour l’amour de Dieu et d’autrui, pour le musulman, c’est la foi qui est la primordiale. Le Christianisme affirme la transcendance de Dieu comme une transcendance d’Amour, alors que l’Islam a tendance à croire que la plénitude de Dieu serait amoindrie par un amour réciproque plus intime entre Dieu et les hommes ; l’Islam a le sentiment écrasant de la majesté de Dieu, et pourtant cet amour est loin d’être exclu. Cependant on ne saurait demeurer indifférent à cette extraordinaire somme de contradictions, incluses dans le Coran, et sur lesquelles se sont usées au cours des siècles les forces de tous les théologiens obsédés par le chimérique espoir de réconcilier un jour les trois religions monothéistes. Ainsi est-on choqué par les tolérances du Coran sur certains points et par son paradis voluptueux. La loi de Jésus est généreuse ; elle ordonne le pardon, l’oubli de soi, le sacrifice, tandis que la loi de Mahomet prescrit le talion dans la vie sociale, et néglige les commandements suprêmes : « Tu travailleras ; tu ne tueras point. » Or le verset de la condamnation indique clairement que « Les chrétiens, les juifs et les idolâtres seront jetés dans les brasiers. Ils sont les plus pervers des hommes ». Et c’est encore dans les textes que l’on trouve cet encouragement au djihad (la guerre sainte) : (IX, 124) « O croyants, combattez les infidèles qui vous avoisinent, qu’ils trouvent toujours en vous un rude accueil. Sachez que Dieu est avec vous et avec ceux qui le craignent ». … « Nous intervenons dans les pays infidèles pour en diminuer l’étendue » (13,41) … « Ne faites pas appel à la paix quand vous êtes les plus forts » (47,35)
Pour expliquer la barbarie de ce peuple, on a dit qu’il y avait une relation entre la force physique de l’individu, « vif et dur à la peine, ne mourant que de vieillesse » et son état intellectuel beaucoup moins avancé. Il ne semble pas nécessaire de faire intervenir l’hypothèse d’une infériorité originelle raciale, l’explication la plus plausible et la plus simple étant que des millénaires de barbarie ne peuvent pas manquer d’avoir modelé les races et que, perdues dans cet univers de la terreur, elles se sont exterminées tout au long des temps historiques comme des fauves au fond d’une fosse. Il semblerait en premier ressort que cette barbarie soit due au fanatisme religieux qui hante l’âme de chaque musulman. Ainsi, tous les chefs qui se sont succédés à la tête des expéditions guerrières ont toujours affirmé qu’ils étaient inspirés par Allah, et pour fanatiser leurs hommes, il leur suffisait tout simplement de prêcher la guerre sainte… Pour l’Islam, le monde n’est divisé qu’en deux territoires : le territoire de l’Islam (« dar el-islam ») et le territoire de la guerre (« dar el-harb »), c’est-à-dire le territoire non musulman, où la guerre doit être portée. Les intentions de l’Islam, de tout l’Islam, sont claires : l’ordre islamique doit régner partout par le Djihad, la « guerre sainte ». Tous les jours les déclarations de responsables musulmans le confirment. La « conversion par le sabre », la possibilité du recours à la « guerre sainte », à la force pour répandre la foi, même s’il y a été le plus souvent fait appel contre des hérétiques musulmans, est contraire au message de paix du Christianisme. Ce germe de révolte, entache gravement l’idéal élevé de cette religion. Le résultat est d’ailleurs loin d’être probant pour la valeur, l’unité de la foi musulmane elle-même : d’abord car les populations étrangères pliées sous le joug des envahisseurs arabes affectent de se convertir par opportunisme, passivité, crainte, donc risquent de manquer de profondeur dans la vraie foi ; ensuite car le recours à la « guerre sainte » risque de devenir une arme politique dans les mains d’aventuriers, de candidats dictateurs parfois désislamisés, ou d’impérialistes étrangers parvenant à convaincre les musulmans de leur identité de vue avec eux (durant la guerre d’Algérie, par exemple). C’est d’ailleurs l’usage qu’a fait de l’Islam la classe dirigeante du peuple arabe nomade d’Arabie aux rudes instincts, au lieu de s’améliorer comme le voulait Mahomet. A l’opposé de cette doctrine philosophique et religieuse, le Christianisme appelle ses fidèles à mettre en pratique dans leurs actes les principes élevés qu’il leur enseigne ; mais il ne prêche pas la révolution contre des gouvernements non-chrétiens, seulement il interdit d’obéir à un ordre contraire aux commandements de Dieu (assassiner). De barbarie en barbarie on a, par conséquent, laissé aux arabes qu’une pseudo-religion sans dogmatique et sans morale, avec quelques pratiques extérieures qui ne touchent pas la conscience. Par la suite, les théologiens de l’Islam, qui ne sont au fond que des juristes et des casuistes, ne sont jamais montés jusqu’à la notion de la loi morale, expression de la volonté divine pour la conduite de la vie humaine sur terre. Ils ont ainsi fait perdre à tous les sectateurs du « Prophète » le sens du péché, de la faute morale. Il n’y a que des fautes légales qu’on efface par une formule et, dans les plus grands crimes, par la profession de foi : « Allah akbar ! ». On a supprimé la conscience. Jamais on n’a enseigné aux enfants, au nom de Dieu, comme étant un commandement divin, nos devoirs envers lui. Jamais on ne leur a dit, sous forme d’ordre divin : « Tu ne mentiras pas, tu ne voleras pas, tu ne tueras pas… » Voilà pourquoi nous voyons ici et là commettre tous ces crimes chaque jour avec une férocité inouïe sans que jamais ces âmes éprouvent une inquiétude. Les pires criminels ne perdent même pas l’estime de leurs coreligionnaires. L’Islam, comme les pharisiens, repousse les idoles, mais il a respecté le paganisme avec ses hideurs morales et ses superstitions. Il a gardé l’esclavage, ce qui, en dehors de son caractère odieux d’injure à la dignité humaine, a entraîné le mépris du travail, surtout du travail de la terre qui est le plus pénible, ce qui explique l’état désertique des terres païennes, l’immense misère de tous ces pays, les famines qui les ravagent, l’ignorance totale de tant de millions d’hommes. Heureusement, pour bon nombre de pays islamiques, il y a le pétrole, vecteur de richesse !… Païen encore le mépris de la femme, déchue de sa dignité humaine et devenue pur instrument de plaisir : Esclavage, enfance dominée, mariages forcés, lapidations, enfermement à vie, humiliations, soumission, exclusion... La liste est longue, tout aussi longue que les interdits qui pèsent, aujourd’hui dans le monde, sur des millions de femmes dépourvues de tout droit. Par la prédestination absolue, l’homme, privé de toute liberté, n’est plus que le jouet d’un destin rigide. Tout est écrit : l’homme n’a plus qu’à s’abandonner à l’immobilité et à l’inertie. Ainsi, sous l’empire de cette croyance funeste, les musulmans sont devenus incapables de toute prévoyance, de toute activité et de tout progrès ; ils s’inclinent sous le fatalisme qui les écrase. S’ils sortent de leur léthargie, c’est lorsque la voix du fanatisme les appelle à la guerre sainte et à l’extermination des « infidèles ». Religion facile évidemment que l’Islam puisqu’elle n’impose à ses adhérents aucune contrainte morale. Et soyons bien sûrs que cette facilité lui vient de sa vaste et rapide diffusion avec l’attachement que lui gardent les mahométans. Mais comment peut-il se trouver des hommes politiques, des catholiques instruits, des prêtres et des évêques qui en parlent comme d’une religion respectable, qu’on met sur le même pied que le christianisme parce qu’il est monothéiste ? Quelle aberration et quelle sottise ! Et la plus belle des conclusions nous vient de Chateaubriand : « Il a fallu que le Christianisme vînt chasser ce peuple de fauves, de satyres et de nymphes, pour rendre aux grottes leur silence et aux bois leur rêverie. » April 17 L’esprit para, c’est quoi ?
April 16 Démocratie et terrorisme – Le visible et l’invisibleA première vue tout les oppose. La démocratie suggère un cadre institutionnel propre à l’exercice d’un pouvoir raisonnable. A son opposé le terrorisme échappant aux contraintes de l’Etat de droit exerce un pouvoir moins saisissable, frappant par sa violence aveugle. Pourtant tout observateur extérieur ne peut être aveugle lui-même face à un terrorisme en perpétuelle recherche de visibilité. Ainsi, au travers de perspectives illustres, celle de Napoléon pour qui sont terroristes toutes les opérations d'une guerre irrégulière menée par des combattants sans uniforme contre d'autres en uniforme, celle de Lénine pour qui le propre du terroriste est de terroriser, ou celle d’André Glucksman pour qui le terrorisme est l'attaque délibérée menée par des hommes en armes contre des populations désarmées, chacune de ces caractéristiques - illégitimité, peur, violence – est aussi utile qu’insuffisante pour tenter de saisir le phénomène terroriste dans sa totalité. Et de cette insuffisance peut s’esquisser la présente tentative de conceptualiser ces réalités nouvelles à partir d’une dialectique inédite. Une philosophie qui cesse de se consacrer exclusivement à l’éloge de la non-violence pour s’offrir en soutien conceptuel de la géopolitique, tout en maintenant l’exigence d’argumenter en partant du réel. Nous lui emprunterons donc ici l’exemple du Hamas et du Hezbollah en tant que particularité politique nouvelle au Proche Orient. Le degré de fanatisme notamment religieux qui anime ces groupes complète ici notre approche du phénomène terroriste, mais le désolidarise aussi de ses autres – et très nombreux – visages (notamment au travers des innombrables luttes strictement indépendantistes). Que le lecteur lise ces lignes en ayant cette position à l’esprit.
Au regard de son histoire et au travers des propriétés que nous lui avons empruntées ci-dessus, le terrorisme semble donc s’afficher en évidente incompatibilité avec la démocratie. Pourtant les récents mouvements entamés par des groupes comme le Hamas ou le Hezbollah vers la politique témoignent d’une singulière transformation historique. Lorsque la guerre ne se concevait qu’entre Etats souverains, Clausewitz l’immortalisait comme le prolongement par d’autres moyens de la politique. Mais alors que les conflits qui sillonnent la scène géopolitique moderne ont complexifié les rapports de force, il convient de nous demander - après d’autres - si la politique ne peut pas être aujourd’hui l’extension de la guerre par d’autres moyens. Le point de départ donc, d’une philosophie qui pourrait permettre de faire la lumière sur la tension conceptuelle entre démocratie et terrorisme.
Il n’est ainsi plus discutable qu’une large frange du terrorisme semble tentée d'acquérir une partie du pouvoir politique. En témoignent le Hamas, dont les députés ont largement emportés les élections législatives de l'Autorité Palestinienne en 2006 (74 sièges sur 132), et du Hezbollah, acteur politique incontournable au Liban (occupant 14 des 128 sièges du parlement). Mais force est de s’interroger si, persuadés du bien-fondé des dogmes qu’ils défendent, les acteurs du terrorisme peuvent réellement concevoir un compromis – propre de tout système démocratique – très souvent synonyme d’inflexion idéologique. Peuvent-ils partager ou céder un pouvoir dont l’Histoire démontre que la force s’offre en remède de sa perte ? Perdre le pouvoir politique est souvent pire que de ne pas le gagner, en témoigne le choix longtemps assumé des Frères Musulmans d’opter pour la seconde alternative (et même dans une certaine mesure du Hamas jusqu’en 2005). Car en jouant le jeu de la démocratie ces groupes se retrouvent face à ses règles inédites pour eux, comme – rappelons les définitions posées – une canalisation institutionnelle du pouvoir empêchant toute peur ou violence illégitime. Une responsabilisation politique qui si elle était respectée pourrait ainsi entraîner un abandon de ce qui faisait leur identité et l’instrument de leur lutte. Ce qui soulève une nouvelle et paradoxale espérance : la victoire politique du terrorisme serait-elle la défaite du terrorisme ?
Une première indication permettant d’appuyer cette hypothèse est l’acte de sujétion assumé envers certains grands principes politiques. Citons la participation à des élections dans un cadre démocratique, qui constitue une soumission envers des règles établies antérieurement et par d’autres que soi (qui peuvent être dans le camp opposé). Puisqu’il est évident que les avantages attendus en contrepartie de cette soumission découlent de ces même règles – l’exercice du pouvoir légitime – on peut alors parler de rationalisation de ces groupes terroristes et poser le délicat rapprochement entre terrorisme et politique. Car nous devons noter que l’acte terroriste se tarit (officiellement tout du moins, voir plus loin) lorsque des groupes assimilés comme terroristes entrent en politique. En effet leur légitimité soudaine pourrait être perdue dès lors qu’ayant accédé au pouvoir politique ils emploient des outils contre lesquels la politique s’érige. Ce renoncement officiel à la terreur pour les exigences de la politique et des règles de droit antérieures - et surtout supérieures - marque une avancée notoire de ces dernières décennies. Ainsi en est-il de la démission récente du leader politique du Hamas (Ismaïl Haniyeh) sur ordre du président de l’Autorité Palestinienne, M.Abbas. Le Hamas bien que contestant la mesure fait preuve alors de rationalité car ne peut qu’accepter la souveraineté – et donc la domination - de la loi politique, ici l’article 45 de la Loi fondamentale palestinienne qui autorise le Président à destituer son Premier ministre (même si les décisions suivantes de Mr Abbas comme la nomination de Mr Fayyad au poste de nouveau Premier ministre ont été elles fort peu légales).
Pourtant force est de constater que cette ligne de conduite est parcourue par d’importantes fractures, celle de l’imprévisibilité des actes la première (le Hamas prenant possession par les armes de la bande de Gaza par exemple). Cette marque des organisations terroristes s’oppose de manière évidente aux exigences de la démocratie qui s’érigent sur l’idée de conformité avec la norme établie, donc sur une certaine forme de prévisibilité. Mais pourquoi se fait-elle si absente lorsqu’il s’agit des groupes terroristes ?
La similitude étymologique appuie ici l’enquête philosophique. L’imprévisible n’est séparé de l’invisible que par la modalité du temps : en d’autres termes l’invisible d’aujourd’hui est l’imprévisible de demain. En effet, l’acte de prévoir suppose de simuler logiquement l’action du temps sur des facteurs observables. La possibilité de l’observation se pose donc en prémisse du raisonnement, sans quoi toute prévision s’affaiblit au mieux en conjecture, au pire en prédiction attentiste. Or contourner cet écueil se heurte au fait même que les arcanes du pouvoir de ces groupes se présentent derrière des masques. Ainsi si la direction du Hezbollah se trouve sous celui des ingérences syriennes et iraniennes, celle du Hamas outre son financement par certains Etats du Golfe est bicéphale, sans homme fort – à l’inverse du Hezbollah - et a pris la décision d’éteindre la lumière sur son état major (officiellement depuis 1995 pour se protéger des attaques israéliennes). A cela s’ajoute aussi l’action des milices qui bien qu’officiellement subordonnées aux directions politiques oscillent entre bras armés disciplinés et guérilleros n’hésitant pas à porter leur lutte de manière autonome (ainsi l’illustrent les attentats suicides de juin 1995 par les brigades du martyr Ezzedine al-Qassam qui dévoilent les divergences internes au Hamas). Enfin la distribution individuelle de la loi divine – potentiellement apte à concurrencer la loi du chef – pressurise d’autant plus les fragiles vertèbres idéologiques de groupes déjà tentés par les raccourcis dogmatiques. On comprendra donc que l’observateur – comme la société civile mandataire – fasse le constat d’une impuissance à décrypter un pouvoir façonné par tant de composantes qu’aucun dirigeant ne cherche à éclaircir. Car c’est aussi cette invisibilité qui empêche de dégager les responsabilités personnelles et d’appliquer les sanctions prévues par la règle démocratique. On conçoit alors que cette impossible solidarité organisationnelle ne freinera pas plus le Hamas ou les factions s’en réclamant après la destitution d’Ismaïl Haniyeh qu’il n’arrêterait les velléités d’Al Qaida avec l’anéantissement d’Oussama Ben Laden.
En touchant là à l’invisible du politique, il devient délicat de nommer démocratie autant d’opacité et de poursuivre le rapprochement entamé. Car c’est bien derrière ce voile épais que se trament les activités violentes qui écroulent les frêles constructions démocratiques dans la région. Si l’intégration démocratique de groupes nés terroristes suit un mouvement légitime au regard de leur popularité et de leurs intérêts, l’exercice de leur nouveau pouvoir ne remplit pas aujourd’hui les conditions pouvant permettre le « vouloir-vivre collectif » selon le mot d’Ernest Renan. Là où la démocratie moderne en ayant séparé les pouvoirs a permis d’en discerner les influences respectives, les organisations terroristes ayant l’Islam pour tradition – donc la confusion des pouvoirs politiques et religieux – et des modes d’action violents pour habitude semblent encore tendre à les fusionner dans une entière opacité. Et donc d’imprévisibilité vis-à-vis du respect de la règle démocratique. Il n’est ainsi pas surprenant que toutes les tentatives d’intégration politique de mouvances nées terroristes paraissent donc plutôt résulter en une instabilité institutionnelle qui provoque un retour à la violence illégitime et imprévisible (Hamas en envahissant la bande de Gaza, le Hezbollah incontrôlable par le gouvernement libanais). Le modèle philosophique que cet article a souhaité ébaucher est que s’agissant du pouvoir l’imprévisible est le principe dynamique qui dérive de l’invisible et que toute alternative démocratique viable ne peut se passer de l’application dans la société civile des concepts opposés : visibilité et prévisibilité. C’est bien pour répondre à cette exigence qu’après Locke et Montesquieu les révolutions américaines et françaises ont bâti des démocraties sur le principe de séparation des pouvoirs.
Avec ces bases conceptuelles posées, il apparaît difficile de présager que l’idéologie politique née du terrorisme puisse rapidement se fondre dans une démocratie plurielle. Dans le cas inverse que peut-être le temps fera éclore, s’il s’avère que l’intégration politique est une évolution durable et pacifique des groupes terroristes, cela pourrait conduire à appuyer un peu plus les théories neo-hegeliennes en confirmant en partie l’horizon démocratique indépassable de l’Histoire. A cette dernière de nous éclairer.
Hadrien SIMON avec la collaboration de Simon ASSOUN April 13 Voici une petite histoire pas si étrange...Jean Boudreau a commencé la journée tôt, ayant réglé son réveil-matin (fait au Japon) à 6 heures. Pendant que sa cafetière (faite en Chine) filtrait le café, il s'est rasé avec son rasoir (fait à Hong-Kong). Puis, il s'est habillé avec sa chemise (faite au Sri Lanka), son jeans (faits à Singapour) et ses chaussures (faites en Corée). Après avoir cuit son petit-déjeuner dans son nouveau poêlon (fait en Inde), agrémenté de fraises (de Californie) et de bananes (du Costa Rica), il s'est assis, calculatrice en main (faite au Mexique), pour calculer son budget de la journée. En consultant sa montre (faite à Taiwan), il a synchronisé sa radio (faite en Chine), puis est monté dans sa voiture (faite au Japon) pour continuer sa recherche d'emploi, entre deux fermetures d'usines (en France). À la fin d'une autre journée décourageante, il décide de se verser un verre de vin (fait en Californie) en écoutant Britney Spears (refaite aux USA !), pour accompagner ses légumes (produits en Espagne), met ses sandales (faites au Brésil) et allume sa télévision (faite en Indonésie), et puis se demande pourquoi il n'arrive pas à se trouver un job, ici, en France... LA FRANCE ET LE RENOUVEAU DE L'ISLAMpar René SERVOISE, Ancien ambassadeur de France en Indonésie
Une mutation de notre nation est en cours, elle va se développant, profonde, mais incontrôlée. Vraisemblablement, insoupçonnée de l'immense majorité des Français.
Des centaines de milliers de familles musulmanes, originaires du Maghreb, du Proche Orient et de l'Afrique noire - dont la religion, les aspirations et les mœurs sont radicalement différents des nôtres - vivent désormais sur notre sol. Le taux de fécondité est supérieur à celui des familles européennes. Conséquence ? D'ici un tiers de siècle, la population de culture islamiste pourrait être majoritaire chez les moins de quarante ans. "En France, nous aurons entre 6 et 8 millions d'Arabes dans les années 2005 - 2010", annonce Edgar Pisani, Président honoraire de l'Institut du monde arabe. Nous voici prévenus : il s'agit bien d'une transformation radicale (politique, économique, culturelle et sociale) de notre société.
Cette mutation est en cours au moment même, où, pour reprendre l'expression de Toynbee "un prolétariat extérieur" se constitue sur les rives méridionales et orientales de la Mer Méditerranée. Cette armée de réserve s'explique par le taux de fécondité de ces peuples par l'absence d'un développement économique susceptible de leur assurer une vie décente dans leur patrie. Or, en face, il y a la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne, terres de mirage, hautement développées, assurant des emplois, la gratuité de la protection sociale et de l'éducation. Qui pourrait résister à l'appel de cette "terre promise" ?
LA RE-NAISSANCE DE L'ISLAM
Au même moment, dans le monde entier, soulevé par d'immenses espoirs, l'Islam connaît un renouveau sans précédent. Il se réveille après une longue nuit, et a retrouvé vigueur, pugnacité et ambitions. Du Maroc à l'Indonésie, des Etats musulmans de l'Asie Centrale à l'Afrique noire, plus d'un milliard deux cents millions d'hommes - jeunes par rapport aux peuples vieillissant d'Europe - constituent une "communauté" (Uma). Elle est transnationale, animée d'aspirations spirituelles, revendications matérielles et ambitions politiques et, ici et là, financée par les revenus du pétrole.
En France, jamais les vagues successives d'Italiens, Polonais, Juifs d'Europe centrale, Espagnols et Portugais n'avaient posé des problèmes d'intégration comparables. Pourquoi ? Leur appartenance au rameau européen, leurs traditions religieuses et leurs ambitions à plus de libertés individuelles, facilitaient leur assimilation. Enfin - et ceci n'est pas la moindre raison - ces immigrants exprimaient une volonté de partager le destin du peuple - français. De s'y fondre. Or, l'intégration ne se décrète pas. Pour se réaliser, deux volontés sont évidemment nécessaires, elles doivent converger. Aujourd'hui, la situation est différente. Radicalement différente Une minorité active et déterminée parmi les Islamistes refuse l'intégration. Délibérément. En communion intime avec l'Islam (sa matrice), elle est réceptive aux mots d'ordre de l'étranger, conseils spirituels, idéologie, appuis financiers. Et bien davantage. Non seulement elle entend maintenir son identité, mais réislamiser les non pratiquants, sinon convertir à la vraie religion les indigènes du pays d'accueil. L'Islam ne s'est jamais conçu comme minoritaire dans un Etat laïc, mais comme religion nécessairement majoritaire, comme le rappelle aujourd'hui Soheib Bencheikh, mufti de Marseille. Comme l'annonçait, dès 1970, le Président Alija Izetbegovic, dans sa "Déclaration Islamiste", avant de transformer la Bosnie en "Iran des Balkans". Exalté par son renouveau, propulsé et par sa démographie et par son absence de développement économique, s'insinuant partout où il ne rencontre pas de résistance, l'Islam avance comme une vague. Au nombre de mosquées se multipliant sur leur territoire (parfois avec l'assistance des hiérarchies catholique et laïques), mosquées animées par des imams à 96% de nationalités étrangères, les Français peuvent en mesurer la vitalité. Egalement à la perspective de voir - dans la seconde moitié du XXIème siècle - le catholicisme rétrograder en France au second rang, pour abandonner à l'Islam la première place.
Ainsi, deux dynamiques vont se développant : l'une à l'intérieur de nos frontières (accroissement du nombre de Musulmans) ; l'autre à l'extérieur (renaissance de l'Islam). Concomitantes et convergentes, ces évolutions sont déterminantes pour l'Europe, et pour la nation française dont la stagnation démographique est alarmante.
MANE - THECEL - PHARES Chaque nation s'exprime par une subtile, délicate et secrète balance entre rêves, ambitions et forces parfois contraires, transcendés par une aspiration commune à vivre ensemble et à réaliser ensemble de grandes choses. Cette identité nationale, est pour les uns, son âme ; pour les autres, son génie. Chaque nation est une plante aux racines nourries par un terroir et une Histoire, la fierté de son passé. "Immédiate au coeur de Dieu", elle est unique et par là justifiée. Combien de siècles, de guerres, de concessions, de sacrifices et d'oublis furent nécessaires pour permettre - finalement - à la France, l'Angleterre, l'Espagne et l'Allemagne de surmonter leurs divisions internes afin de devenir ce qu'elles sont !
S'il convient - comme le recommande Montesquieu - de toucher d'une main tremblante aux institutions, que dire du respect à manifester à l'égard de l'harmonie en profondeur de notre nation ? De sa composition interne - gage de sa permanence et de ses performances. Aux leçons tirées de notre passé, le présent vient chaque jour multiplier les avertissements pour l'avenir. Comment se laisser aveugler au point de ne pas voir (les mêmes causes produisant les mêmes effets) la prolifération et l'exaspération des conflits ethniques et religieux tout autour de nous ?
En Asie : Sri Lanka ; en ex-Palestine (Juifs et Musulmans) en Turquie (Arméniens, Kurdes) ; au Cachemire ; en Chine, (Sinkiang Tibet) ; en Indonésie (Timor, Moluques, Bornéo, Irian Java). En Afrique: Nigeria et Soudan (Musulmans et chrétiens) ;Rwanda. En Europe : à nos portes, Chypre et ex-Yougoslavie (Bosnie, Kosovo, Macédoine). Et nous, Français, après avoir dominé tant de frondes, insurrections et révolutions, liquidé nos querelles entre Catholiques, Protestants, Israélites et Libres penseurs ; entre nobles, bourgeois et prolétaires, nous laisserions se créer les conditions propres à des déchirements ? Attention. Faute pour les Français autochtones d'être les plus nombreux nous voyons nos jours comptés. Faute de limiter le nombre d'immigrés : nous serons jugés trop légers dans la balance de l'Histoire. Faute d'affirmer une ambition nationale : nous préparons l'éclatement de notre nation. Souvenez-vous. Un jour, à Babylone sur le mur de son palais, Balthazar vit s'inscrire, an lettres de feu, trois avertissements : MANE - THECEL - PHARES. Le prophète Daniel les traduisit : "Dieu a compté tes jours". "Tu as été jugé trop léger dans la balance de l'Histoire". "Ton royaume est voué à l'éclatement". Pour nous, aujourd'hui, les avertissements viennent s'inscrire quotidiennement sur les écrans de nos télévisions. Mais, aucun prophète n'ose les traduire. April 05 Afghanistan : légalisation du viol
Ce texte constituerait une concession à la minorité chiite hazara, à quelques mois d’une élection présidentielle qui s’annonce très difficile pour Hamid Karzaï. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a benoîtement déclaré qu’en Afghanistan, « les femmes devraient être libres de travailler, d’enseigner et de vivre à l’abri de l’oppression et de la peur ». Il y a quelques mois, Nicolas Sarkozy légitimait la présence de soldats français sur le sol afghan « pour défendre la liberté ». Pour tous et toutes ?
les pharmacies parisiennes bientôt obligées de décrocher leur enseigne cruciforme ?Susceptibilité antichrétienne : les pharmacies parisiennes bientôt obligées de décrocher leur enseigne cruciforme ?
L’association, qui se présente pourtant comme « non confessionnelle » et entend « regrouper les jeunes Français issus de l’immigration maghrébine afin de les aider à trouver leur place dans une société encore largement discriminatoire » explique sa démarche par le fait que « ce symbole religieux ostentatoire, vestige d’une époque révolue où la religion catholique était omniprésente dans notre pays » est susceptible de « heurter la susceptibilité des croyants non chrétiens mais aussi des personnes non ou antireligieuses » et « contrevient gravement au principe républicain de laïcité ». « Alors que la crise économique accroît les risques d’affrontements intercommunautaires, ces enseignes à forte connotation religieuse pourraient être ressenties par certains comme une forme de discrimination, voire comme une provocation », poursuit Paris-Beurs-Cités. La demande pourrait bien aboutir si l’on en croit la réponse officielle de Mme Vrospinos, qui affirme dans la lettre qu’elle a adressée à l’association « comprendre pleinement [ses] préoccupations ». La conseillère technique indique qu’elle va « soumettre [la] demande à Bertrand Delanoë qui, n’en doutez pas, va l’examiner avec la plus extrême attention ». Elle précise également que le maire de Paris « qui a fait du “vivre ensemble” l’un des fondements de son engagement », « est très attentif à la bonne entente entre communautés » et qu’il est « pleinement conscient du caractère néfaste de certains anachronismes ». Une dernière phrase lourde de menaces…
March 20 La bas en Asie centraleLa bas en Asie centrale
En Afghanistan à 7OOO km de paris, Quelques 3000 soldats français servent leur pays au sein des forces de l’OTAN. La France est présente depuis 2001 sur cette terre austère entre les chaleurs torrides de l’été et le froid glacial des hivers devenus trop courts pour les Afghan. Que ce soit à kaboul ou dans la fameuse vallée de l’USBEEN à l’est, ou en KAPIZA,les soldats français sous commandement français pour le RCC « régional central command et sous commandement Américain pour le RCE « régional command east » patrouillent 24H/24H dans la poussière, en pleine montagne ou l’on trouve quelques pistes bien étroites qui culminent à presque 3000 M pour les plus hautes.
SPER KUNDAI
SUROBI
Sous commandement français et donc plus centrés à KABOUL les forces françaises s’articulent principalement autour du BATFRA sans oublier les personnels engagés dans les OMLT directement au contact de l’armée afghane. Sous commandement Américains à 4h00 de route et piste de kaboul ou à 30 min d’hélico se trouve la force TIGER ex TASKFORCE CHIMERE du 8.
Chaque taskforce possède sa ou ses FOB (forward operational base).ces fob se trouvent en général dans des zone reculées ou le risque est omniprésent mais restent bien protégées.la vie de nos soldats y est,presque confortable et leur permet surtout de décompresser entre les sorties en patrouille.
La vie est rythmée par la conduite d’opérations de grande envergure qui amènent nos soldats au fond des vallées encaissées de ce pays. Les patrouilles ou opération sont conduites en toute prudence sous blindage ou à pied avec l’appui systématique des hélico ou de la chasse. L’armée afghane participent à ces opérations et tend même à devenir leader en la matière.les forces de l’OTAN viennent de plus en plus en soutien des opérations menées par les l’ANA (afghane national army)
Les insurgés pour ne pas dire l’ennemi sont présents. Avec l’été les frontières s’ouvrent et les chemins de montagnes qu’ils connaissent parfaitement les conduisent dans les zones de responsabilités de nos soldats.
Ils sont la, invisibles la plupart du temps, fondus dans la population qui tente simplement de survivre dans ce pays ruiné par 30 ans de guerre.
Au bord des pistes, dans les champs ou encore en plein marché, ils circulent observent se renseignent se renforcent cachent leurs armes et munitions sur le terrain. Ils sont légers rapides et particulièrement « furtifs »Parfois bien armés avec leur FM mortier de 82 et RPG7.les montagnes sont leur refuge d’où ils viennent frapper. Souvent bien renseignés par quelques « sonnettes » placées en ville pour nous suivre à la trace.
L’embuscade préparée ou d’opportunité, le harcèlement, la pose d’IED « engin explosif improvisé »sont leur mode d’action. Difficile pour les forces de l’OTAN d’anticiper face à ces insurgés organisés et surtout aguerris sur leur terrain.
Malgré les risques nos soldats s’enfoncent de plus en plus dans les vallées occupent et tiennent le terrain. Ils aident la population au travers d’opération de délivrance de matériels de première nécessité. Il faut les convaincre, les aider à relever la tête les écarter de ces insurgés qui font de la propagande contre l’OTAN.la bataille est difficile mais l’OTAN ne désarme pas en particulier nos soldats français qui savent aller vers les populations. Même si les déplacements à pied sous le poids de nos matériels sont durs, les paras sont au cœur de leurs savoirs faire.la rusticité la cohésion et l’esprit guerrier de nos parachutistes est un atout considérable dans ces missions.
GAGNER LES COEURS
Nos soldats, en afgahnistan, sont désormais bien équipés. Certes le nouveau gilet pare balles est lourd (17kg) mais il est d’une protection indispensable. Le treillis « félin » permet une plus grande amplitude de mouvement. La musette patrouille en dotation sur le théâtre permet l’emport de 24h00 de vivre et de munition. L emploi des helico devient indispensable pour se rendre en sûreté dans les zones les plus reculées.
Les aides à la visée même nocturnes sont sur toutes les armes individuelles et collectives. Notre seule faille reste la mobilité en comparaison de celle des insurgés.
Mais qui peut répondre à la question de savoir si il faut privilégier la mobilité ou la protection ou tenter de trouver sur le terrain un compromis adapté à la situation ?
March 19 Un diplomate chevronné dénonce les distorsions délibéréesIl est à craindre que l’influence excessive du lobby juif sur la politique étrangère [américaine] se soit de nouveau déchaînée hier, après le désistement à un poste clé des renseignements nationaux d’un ancien diplomate qui critique fermement Israël. Celui-ci a déclaré que sa nomination par le Président Barack Obama avait été torpillée par une campagne mensongère menée contre lui.
Charles Freeman, un diplomate chevronné qui a une très grande expérience des affaires au Proche-Orient, avait été choisi pour diriger le Conseil National des Renseignements [National Intelligence Council], l’organisme qui fournit à la Maison Blanche des rapports influents et hautement sensibles, synthétisant les points de vue des 16 agences de renseignements du pays.
Mais mercredi, il a retiré son nom de la liste des candidats, déclarant avoir été victime de ce qu’il nomme le « lobby d’Israël ». La campagne menée contre lui, accuse-t-il, qui inclut « une distorsion délibérée du passé, la fabrication de mensonges et une indifférence totale pour la vérité, a « atteint les limites du déshonneur et de l’indécence ». Dans la campagne de lobbying contre sa nomination, il y a notamment un appel téléphonique de Charles Schumer, un sénateur démocrate, à Rahm Emanuel, le secrétaire général de la Maison Blanche, rappelant à ce dernier que M. Freeman a montré « une haine irrationnelle pour Israël » dans des commentaires passés. M. Emanuel est un fervent défenseur des intérêts d’Israël. En perdant M. Freeman, ambassadeur auprès de l’Arabie Saoudite sous le premier président Bush, la capacité de M. Obama à effectuer des changements importants dans la politique étasunienne au Proche-Orient semble devoir être sévèrement limitée par la réalité politique intérieure. En tant que tel, cela soulève la question de savoir jusqu’où M. Obama pourra – ou voudra – tenir tête à Benjamin Netanyahou, le dirigeant pur et dur du Likoud, quasiment assuré de devenir le prochain Premier ministre d’Israël. Leurs relations seront cruciales pour les décisions importantes qui devront être prises prochainement sur le conflit israélo-palestinien et le programme présumé d’armes nucléaires iranien. Hier, les supporters d’Israël, même s’ils se sont délectés en silence du départ de M. Freeman, ont soutenu que les objections les plus importantes à sa nomination étaient ses liens avec l’Arabie Saoudite et le soutien qu’il avait exprimé dans le passé à la politique répressive des dirigeants chinois. Son véritable péché, en fait, a été de se prononcer sans ambiguïté contre la politique israélienne, ce que l’on avait pratiquement jamais entendu à Washington. Voici comment un activiste pro-israélien de premier plan a récemment décrit le point de vue de Freeman sur le Proche-Orient : « qu’espériez-vous au ministère saoudiens des affaires étrangères ? ». Critique tranchant des ripostes très dures aux attaques du Hezbollah au Liban et du Hamas à Gaza, M. Freeman maintient depuis longtemps que la politique de l’Etat juif est autodestructrice. Hier, il a réitéré cette accusation dans une interview au New York Times, déclarant qu’Israël « se dirigeait tout droit vers le bord de la falaise » ; qu’il était « irresponsable de ne pas mettre en doute la politique israélienne et de ne pas décider de ce qui est le meilleur pour le peuple américain ». Ces mots reflètent exactement la thèse du livre paru en 2007, The Israel Lobby and US Foreign Policy [Le lobby d’Israël et la politique étrangère des Etats-Unis], qui a généré une énorme controverse en affirmant que la politique américaine était servilement alignée sur Israël, au détriment des intérêts américains prioritaires, grâce aux efforts des supporters de l’Etat juif. Pour Stephan Walt, l’un des auteurs de ce livre, la querelle avec Freeman prouve que cette thèse est juste. Ainsi qu’il l’a formulé hier : « Pour tous ceux d’entre vous qui avez mis en doute la réalité d’un puissant ‘lobby d’Israël’ ou qui avez admis son existence tout en pensant qu’il avait peu d’influence ou qui pensiez que le véritable problème était le soi-disant ‘lobby saoudien’ tout puissant – réfléchissez-y à nouveau. » La victoire d’Obama, qui a passé son enfance dans un pays musulman, a soulevé l’espoir qu’il regarderait le Proche-Orient à travers des yeux radicalement différents. Mais les actions de la nouvelle administration ont été prudentes. La Secrétaire d’Etat, Hillary Clinton, s’est conformée à la ligne conventionnelle, tandis que Dennis Ross, son conseiller spécial sur les questions du Golfe et de l’Iran, est considéré comme un sympathisant d’Israël. Le Congrès apporte un soutien sans faille à Israël. Pat Buchanan, un commentateur de droite et ancien candidat à la présidence, a dit une fois de Capitol Hill que c’était un « territoire occupé israélien ».
March 07 Afghanistan. Hommage au fusilier Loïc Le PageAfghanistan. Hommage au fusilier Loïc Le Page Le 4mars 2006, Loïc Le Page, maître principal, fusilier marin commando, décédait en Afghanistan, lors d'opérations de lutte contre le terrorisme. Il avait 30ans. Afin de rendre hommage au sacrifice de ce marin «mort pour la France», une cérémonie, à la fois militaire et familiale, organisée par l'association «Aux marins» s'est déroulée hier, au mémorial national des Marins morts pour la France, à la pointe Saint-Mathieu, autour d'Aude, son épouse et de ses deux enfants. February 24 Des Tahitiens du 8RPIMa dans la vallée d’Uzbin.
Des Tahitiens dans la vallée d’Uzbin.
L’histoire pourrait commencer en 1941 lorsque 600 volontaires Calédoniens et Tahitiens forment le Bataillon du Pacifique et rallient les Forces Françaises Libres. Ils traversent deux océans et entrent de plein fouet en mai 1942, dans la bataille de Bir Hakeim en Lybie. Les soldats du Pacifique vont montrer un courage exemplaire. Le lieutenant colonel Broche, leur chef, y perdra la vie mais son unité entrera dans l’Histoire. Depuis l’épopée du Bataillon du Pacifique les jeunes de Polynésie et de Calédonie sont partis nombreux vers la métropole pour servir leur pays. Dés 1972, le 8ième RPIMa accueille ses premiers engagés issus de cette mosaïque d’îles éclatées sur des millions de kilomètres-carrés du plus vaste des océans. Ils arrivent avec leur bonne humeur, un brin d’insouciance et des ukulélés mais très vite grâce à leur formidable sens de la cohésion et leur volonté indestructible ils deviennent des parachutistes solides, efficaces et fidèles. On les trouve dans toutes les compagnies mais c’est à la 4, chez les Coyotes que l’Histoire va faire un arrêt tragique au dix-huitième jour du mois d’août 2008 sur les pentes d’un col de la vallée d’Uzbin. Uzbin un nom inconnu perdu dans des reliefs tourmentés et poussiéreux de l’Afghanistan.
La mission. En août 2008, la vallée d’Uzbin , vers le nord-est, doit être reconnue. La 4ième compagnie du 8ième RPIMa, installée sur la base avancée de TORA dans le district de Surobi est désignée pour la mission. Trois phases sont planifiées. Les deux premières sont effectuées le 8 et le 15 août sans incident. Le 18 août la dernière phase est programmée. Une colonne blindée se forme avec deux sections sur VAB une du 8ième RPIMa et l’autre du RMT. Elles sont accompagnées de deux sections de l’ANA (Armée Nationale Afghane) formées par les Français. Un élément américain de guidage aérien complète le dispositif. Ces quatre sections, (une centaine d’hommes) prennent la direction de la vallée d’Uzbin vers 9h50. La zone de reconnaissance se situe à moins de vingt cinq kilomètres de Tora.
Le site de l’embuscade Vers 13h00 la section de la 4/8ièmeRPIMa est en tête. Elle est commandée par l’adjudant Gaëtan Evrard. Son indicatif radio est Carmin 2 (couleur de tradition de la 4). Au village de Sper Kunday, la route se transforme en piste, les blindés stoppent. Le col culmine à 2000 mètres. Il est dominé de part et d’autre par des crêtes aux pentes abruptes. La section débarque, les VAB se positionnent en appui.
Le récit qui va suivre n’est qu’une partie de l’évènement et ne concerne que carmin 2. Chaque homme a une histoire différente entre le premier coup de feu et son désengagement, pour certains dans la nuit. Ce qui suit est le vécu des quatre Tahitiens de la section.
CCH MARCHAND Loïc, chef d’équipe dans le groupe 22. CCH TEMAEVA Heimata , chef d’équipe dans le groupe 23 CCH TUTAVAE Hansa, chef d’équipe dans le groupe 23 1CL VERDET Rudolph , radio tireur du VAB 22
Après avoir pris contact avec le chef du village, l’adjudant Evrard donne l’ordre de progression par une piste en lacets qui mène au col. Il est prés de 15h00, il fait très chaud, les hommes peinent sous le poids de l’équipement. Au bout d’une trentaine de minutes de marche, le cch Marchand dans le groupe de tête, s’inquiète un peu pour ses gars, d’autant que celui qui est devant lui ralentit de plus en plus. La pente est tout de même assez rude et le soleil aussi. Plus bas, dans le groupe qui ferme la marche, le cch Temaeva scrute les crêtes. Il n’est pas inquiet mais il a tout de même hâte d’être au col. A moins d’un vingtaine de mètres devant lui il y a le chef de section et son radio, ce dernier est le plus chargé et la marche est rythmée sur lui.
Au village en bas, les quatre VAB sont en place, un seul se détache franchement et assure la surveillance arrière. A la place du radio-tireur le cch Tutavae détaille son secteur. Sa mitrailleuse est orientée vers le nord ouest où la crête prolongeant le col s’abaisse franchement. Il tourne presque le dos aux autres blindés. A une quinzaine de mètres des premières maisons les trois autres VAB ont les secteurs principaux, le col plein Est et les crêtes Nord et Sud, l’ensemble du relief forme un cirque bien ouvert. Il n’y a pas de vent, le soleil est brûlant. Le sergent Andrieux qui commande les appuis pense aux groupes qui peinent dans la montée. Le 1cl Verdet est en tourelle du VAB 22, son secteur est au Nord et recoupe celui de Tutavae.
L’élément de tête est alors à moins de cent mètres du col. A l’arrière de la section, un homme est victime d’un coup de chaleur, il s’arrête. Le cch Temaeva reste avec lui, le groupe repart. Marchand lui, arrive à hauteur d’un gros rocher, il le regarde machinalement.
Soudain un cri monte du bas, c’est un berger. Certains s’en sont souvenus plus tard car juste après, les premières rafales ont crépitées. En une fraction de seconde tous sont postés mais les abris sont rares car s’il y a beaucoup de rochers, ils ne sont pas très gros. Une roquette de RPG7 passe à coté du groupe de tête et explose plus loin. Les tirs d’abord isolés se font brusquement plus denses et atteignent vite une intensité qui ne s’atténuera que rarement pendant tout l’après midi. A la radio individuelle un premier blessé s’annonce, puis un second. Les hommes se fondent aux rochers et cherchent l’origine des tirs. Ils ne voient rien.
Tout comme les équipages de VAB prés du village. Eux aussi ont été surpris par les détonations puis par le feu roulant qui a suivi. Les radio-tireurs braquent leurs armes et scrutent les crêtes. Les pilotes sont aux jumelles.
Le sergent capte alors les premiers appels du chef de section qui lui désigne des secteurs à traiter. Les mitrailleuses ouvrent instantanément le feu sur les crêtes rocheuses. Verdet lâche de longues rafales, le bruit est assourdissant mais il perçoit aussi des claquements insolites sur le blindage qui résonne étrangement. Il n’a pas vu la trace d’une roquette passer au dessus de lui.Les pilotes se plaquent aux flancs des véhicules, le sol est constellé de petits geysers de terre, les appuis sont eux aussi sous le feu.
Marchand n’a pas cherché un rocher il était à coté de lui, un arbre permet même de se cacher des vues du col. Il s’y abrite avec un de ses gars et tente de voir. Le chef de section et son radio le rejoignent avec quelques autres. L’adjudant est collé à la radio, avec le sergent aux 12.7 ou son capitaine qu’il appelle en renfort. Ce dernier prend aussitôt la route avec deux sections.
Tous les hommes d’Evrard, par deux, par trois sont cloués dans les lacets de la piste, à peine protégés ils ripostent et tentent de rendre les coups. Sur le réseau section d’autres blessés sont annoncés. A partir de cet instant ces petites équipes vont vivre chacune un destin différent. Parfois après un décrochage périlleux pour gagner quelques mètres de repli, elles vont se voir, se parler quelques secondes puis se perdre encore au milieu de ce chaos de roches qui éclatent à leur passage, criblées d’impacts.
Temaeva est le plus bas avec trois autres. Il cherche lui aussi à voir d’où viennent les tirs. La pierre et la terre tout autour sont lacérées de balles. Le plus dense pour eux provient de la crête Nord. Les famas crachent rafales sur rafales mais le résultat semble improbable. Il décide alors d’utiliser les grenades à fusil mais prendre une visée correcte est extrêmement risqué. Il parvient à en tirer deux de façon acrobatique sans pouvoir constater un résultat. Soudain un de ses équipiers, posté à quelques mètres est touché par une balle. Ce dernier à poussé un cri bref, il ne peut plus bouger. - J’ai appelé Martin et on l’a ramené sur notre position où on était bien protégés. J’ai fait de suite un pansement compressif et Nono l’a piqué à la morphine. Le blessé à peine soulagé, ils reprennent l’observation car Temaeva redoute une manœuvre des talibans. La crête qui les domine est bien visible mais il y a de nombreux angles morts d’où le danger peut surgir à très courte distance. C’est ce que va vivre Marchand qui sent soudain une présence non loin de lui. Il se déplace alors lentement entre les rochers mais à cet instant un des chefs de groupe qui tentait de revenir vers eux surgit et s’effondre, quinze mètres devant lui. -Dés que je l’ai vu tomber j’ai couru le chercher en disant à Darchy de prendre mon secteur car le taleb était tout près. Il est derrière vous ! Me dit Gros. J’avais déjà entamé ma course. Tant pis, mes gars vont s’en occuper. Le Taleb m’a entendu partir et s’est dévoilé. Darchy lui a vidé la moitié de son chargeur dessus.
Le blessé est traîné à l’abri avec le chef de section et ceux qui protègent cet îlot cerné de mitraille mortelle. Les premiers soins sont donnés tant bien que mal.
Déboulent alors, Morelle et Dussat qui ont réussi à se dégager. Ils annoncent que l’adjoint est touché, plus haut. - Marchand il faut que tu ailles récupérer le chef ! Dit l’adjudant. Le caporal-chef et les deux derniers arrivés tentent alors de remonter vers le blessé mais leur déplacement provoque une pluie de projectiles. Morelle revient aussitôt, Dussat et Marchand trouvent un abri chacun de leur coté. La position est intenable, Marchand bondit sous le feu pour revenir en arrière mais il chute. Son famas est projeté loin , il ne peut le récupérer, des balles l’encadrent. Un autre bond le ramène au point de départ. -Mon adjudant, on ne peut pas passer !! dit-il la mort dans l’âme.
Temaeva et ses gars sont bien bloqués. Ils ripostent dans deux directions opposées et tournent autour des rochers en fonction de la provenance des coups. Ils ont vu passer des avions assez haut. Les pilotes ont tirés des leurres puis sont partis.
En bas au village les 12,7 tirent en rafales plus courtes, pour durer et entretenir le feu sur cet ennemi invisible. Tutavae pourtant va s’apercevoir que des silhouettes descendent du versant et s’approchent. Il tourne son tube et mitraille cette nouvelle menace. Il comprend que les talibans tentent de contourner les appuis. Un hummer américain non loin de là double les tirs dans la même direction. La menace se trouve provisoirement fixée.
Sous le col, les éléments épars de la section, sans d’autres contacts que des échanges de voix furtifs sentent aussi qu’un mouvement des insurgés est en cours. Ils descendent au contact.
Marchand, sans arme voit un autre fusil tombé à l’écart, il bondit, ramasse l’arme, trébuche et prend comme un coup de poing à la cuisse. J’ai senti un choc au moment de l’arrivée de la balle mais pas de douleur seulement un coup de lassitude mais les impacts qui m’arrivaient autour m’ont réveillé, je me suis ressaisi et j’ai tiré sur les mains que l’on me tendait. Je n’ai pas eu le temps de me soigner, le bal était ouvert et les snipers se sont déchainés
Dans le petit groupe de l’adjudant un autre drame s’est déroulé en quelques secondes. Un tir d’enfilade soudain s’est abattu et le radio en faisant écran de son corps pour protéger son chef est mortellement touché. L’endroit est trop exposé tous se préparent à dégager, les ordres sont donnés. Deux paras assurent la couverture en lâchant des rafales rapides. Les autres sautent sur la piste et courent. Le radio est emmené mais un des porteurs est touché au bout de quelques mètres, il tombe.
De sa position Temaeva voit l’adjudant et deux hommes s’approcher de lui par la piste. L’action ne dure que quelques secondes mais cela parait une éternité avec la poussière tout autour d’eux, poussière de mort soulevée par des rafales. Il tire à son tour, sans voir vraiment. Le trio s’effondre à l’abri, le chef de section est blessé. Temaeva veut remonter chercher les autres mais après quelques pas, des balles le cernent, sa lunette de famas est pulvérisée et projetée au sol, il recule.
Tout mouvement vers le haut est impossible. Il dit : « Il ne faut pas rester là, mon adjudant ! » C‘est du bon sens tous le savent, le sous-officier fait un signe. Ils décrochent, traversent la piste et dévalent quelques mètres de pente. « On a été pris à partie dés que l’on a sauté. » Temaeva se retrouve seul avec Morelle. Ils s’abritent, ça tire trop. Ils décident d’attendre un moment favorable. Entre temps deux avions A10 ont traité les pentes au canon, ils sont passés plusieurs fois, freinant les insurgés et permettant à d’autres paras de gagner du terrain vers la vallée.
Aux appuis Verdet s’est arrêté de tirer le temps que les avions agissent. Il souffle un peu, ses oreilles bourdonnent, il est trempé de sueur. Il regarde la bande engagée dans son arme, il lui reste moins de cinquante coups et encore un caisson à coté. Il s’est même habitué à l’incessant claquement des balles.
Tutavae surveille aussi les avions et ne tire pas pendant leurs passages mais il garde un œil vers la pente nord d’où les insurgés sont descendus peu avant. Après les avions des hélicoptères surgissent. « Trois hélicos sont arrivés. Ils ont tiré jusqu’à la tombée de la nuit. Ils allumaient plutôt les crêtes et volaient à basse altitude. Vers 16-17h00 j’ai pris d’autres impacts sur le VAB mais qui venaient de droite. J’ai tourné la 12.7 pour riposter et j’ai senti deux balles s’écraser dans la tourelle »
Pour les blindés du sergent Andrieux, depuis de longues heures sous les balles, les choses vont alors se précipiter. Vers la fin de l’après-midi, d’autres VAB de la 4ième compagnie viennent les remplacer. Quatre blessés dont l’adjudant arrivent entre temps et sont embarqués. Le VAB de Verdet décroche aussi, son pare brise est en partie masqué par les étuis de 12.7. Il ne lui restait plus beaucoup de cartouches.
Marchand a profité des A10 pour faire un bond mais il était attendu. Les rochers ont éclaté autour de lui, il a couru puis, déséquilibré, il s’est fracassé l’épaule en chutant lourdement. « Là j’ai senti la douleur. Je m’étais complètement déboité l’épaule. Mon famas est tombé loin et c’est un autre rocher qui m’a arrêté. Une balle a tapé juste à coté mais c’est tout. Le taleb a dû croire qu’il m’avait eu. » Il pense être seul dans ce chaos rocheux mais il constate vite que Gros et Dussat sont à dix mètres de lui. - Caporal-chef vous êtes à découvert, il faut dégager ! « La douleur était très forte. Je ne pouvais pas prendre appui pour me relever. J’ai bien essayé de récupérer le famas mais mon bras était comme mort. » Ils restent tous là en attente, Marchand essayant de reprendre ses esprits sous la douleur. Mais Gros et Dussat sont inquiets, car depuis l’arrêt des tirs aériens, ils entendent des voix assez proches et de l’agitation sur la piste quelques mètres plus haut. Marchand lui aussi a entendu.
« Comme ça parlait beaucoup au dessus de moi, j’ai pris une DF. Gros me dit qu’ils sont nombreux. Moi, j’en voyais surtout un, debout qui criait : « Allah Akbar, Allah Akbar ».Les autres rigolaient. J’ai dégoupillé ma grenade et je l’ai balancée dans leur direction. Elle explose. Gros m’annonce que j’en ai touché quelques uns. Il a ensuite buté le reste Il n’y a pas eu de riposte, DUSSAT a aussi lancé une grenade avant d’en avoir un »
Tous savent maintenant qu’ils sont repérés et doivent partir mais Marchand n’est pas en mesure de se déplacer de suite. Il commande au binôme de partir. « Vous deux vous allez chercher de l’aide, je vous attends ici, je ne peux plus bouger ! » Ils ne voulaient pas me lâcher. - On ne vous laisse pas ici, il n’y a pas moyen, me dit Gros. Dussat se lève pour venir m’aider. -Putain reste couché, les mecs sont là, ils nous cherchent ! -Non ! On ne vous laisse pas caporal-chef ! Alors j’ai commencé à hausser le ton. - Ecoutez-moi ! Cela ne sert à rien, si vous venez vers moi, on va tous en ramasser une ! Puis j’ai pris un caillou et je le leur ai jeté dessus. Ils m’énervaient de ne pas vouloir partir. Le caillou les a convaincus et ils ont décroché mais les snipers les ont suivis à coup de fusil.
Les deux paras obéissent à regret. Marchand tente de remettre son épaule en place mais sans succès. « La nuit était encore loin, j’ai eu le temps de penser à beaucoup de choses. Je regardais le soleil descendre mais à force de le regarder j’avais l’impression qu’il remontait. Puis arrivé sur l’horizon je me suis dit, il faut que tu y ailles. En bas ça tirait et ça brûlait dans un hameau. »
Soudain, une rafale tirée très près le fait sursauter. Il identifie un FM et le localise sur la piste. Le Taleb tire vers le bas. Il n’a pas vu le français blessé. « J’ai pensé : OK, c’est le moment où jamais, t’a eu de la chance jusque là mais l’autre au FM va finir par t’en mettre une. Il tirait sans arrêts en courtes rafales, je ne sais pas combien de bandes il pouvait avoir. Alors j’ai lancé une autre DF. Après l’explosion plus rien! Eu ou pas tant pis, car j’ai tout de suite quitté mon rocher pour descendre. Je suis parti direct sur les fesses, mon bras allait un peu mieux. J’avais mal mais je pouvais bouger. Je n’ai plus entendu le FM »
La descente va durer longtemps, mètres par mètres, dans la nuit enfin tombée. Non loin de là, le caporal-chef Temaeva et Morelle décident de quitter leur abri. Ils avancent en sureté car des tirs se font entendre dans le fond. La lune éclaire le paysage. -Dans la descente, Morelle était devant moi. Soudain je vois une silhouette blanche se préciser face à nous. Je dit : « Morelle ! Devant toi ! » Il à tiré par reflexe et la forme est tombée. J’ai été voir vite fait, c’était un taleb, mort. Il ne nous avait pas vus.
Le binôme s’éloigne au plus vite de là pour éviter une autre mauvaise rencontre mais la chance leur sourit peu après car ils font jonction avec Dussat et Gros. A quatre cela va tout de suite mieux et le nouveau groupe reprend la marche pour rejoindre les renforts qu’ils savent être à moins d’un kilomètre. Dussat et Gros n’ont qu’une hâte, signaler la position du caporal-chef Marchand.
Ils ne savent pas que Marchand est déjà en train de descendre tant bien que mal avec sa dernière grenade dans une main, il coupe au mieux en choisissant les zones sombres, parfois il croise les lacets de la piste. Des hélicoptères américains vrombissent dans le ciel, il n’y prête pas d’attention jusqu’à ce que l’un deux surgisse très bas et se poste en stationnaire en face de lui. Il sent le souffle des pales et voit distinctement le reflet de la lune sur le plexiglas du cockpit. Un frisson le parcoure, le monstre est braqué sur lui.
« Il me voyait certainement. Je me suis dit : Ça c’est mort ! Il va me découper en deux l’autre ! Alors de mon bras valide j’ai fais de grands signes très lents, pour lui faire comprendre que je n’étais pas un taleb. Il a pivoté rapidement d’un quart de tour à gauche et j’ai vu partir une longue salve de roquette sur le versant. Il a dû en descendre quelques uns car j’ai entendu couiner. L’hélico m’a sauvé la vie. J’étais heureux, j’ai crié vers les talibans : « bande de chiens ! » puis j’ai filé. »
Le caporal-chef est fatigué, sa cuisse est engourdie, anesthésiée, son épaule douloureuse, ses gestes se font plus lents, son casque lui pèse, il l’enlève. Le village de Sper Kunday tout près est calme dans cette obscurité de fond de thalweg. Il choisit d’y aller d’autant qu’à sa droite sur la piste il entend des hommes remonter vers le col, ce ne sont pas des français. Il pense que les renforts passeront par ce village silencieux. Il y arrive et longe un mur de maison, tout doucement. Les sens aux aguets il scrute la pénombre coupée ça et là de rayons de lune blafards. Le silence lui semble suspect et ce sont des bruits de pas sur le sol terreux qui l’alertent. Il retient son souffle, devant lui, à quelques mètres une quinzaine de silhouettes passe sans bruit. Elles ne portent pas d’armes mais des chasubles porte-chargeurs, ils ne sont pas de l’ANA. Les ombres s’arrêtent, celui qui semble être leur chef leur parle. Marchand regarde sa grenade, il préfère la garder pour lui au cas où…
L’endroit est malsain, il recule et va au centre du hameau. Une dépression sépare deux gros pâtés de maisons, il y a des cultures en terrasses. Il s’adosse à un mur, dégrafe son pare-balles et tente encore de réparer son épaule. A cet endroit, la nuit l’enveloppe, il s’apaise, de longs instants s’écoulent. Un petit flash le fait sursauter, sa montre dont la lumière était en panne depuis près d’un an s’allume !! Il s’en débarrasse précipitamment. Les minutes s’égrènent. Un autre bruit, une autre ombre s’approche, c’est une femme. « Elle m’a vu et s’est enfuie aussitôt. Tout s’était calmé en moi depuis un certain temps mais après ça mon cœur s’est affolé et toutes les douleurs se sont réveillées d’un coup. J’ai failli lâcher. Tant pis s’ils me trouvent. Puis j’ai réagi, ce sont des talibans, pas de simples paysans ».
Un fois de plus il change de coin. Il franchit une murette instable sans faire rouler un caillou et se cache contre un buisson. La femme revient avec quatre hommes, ils chuchotent, ils cherchent. Ils frôlent presque le français et s’éloignent enfin. Le silence retombe à peine que des aboiements déchirent la nuit. Marchand sursaute, il situe les chiens assez loin mais il entend, plus prés, un autre bruit insolite. Le son lui parvient étouffé, puis de plus en plus net, c’est un grésillement. Le timbre nasillard bien familier d’un contact radio. Son cœur bondit mais pas lui. C’est peut-être un appareil tombé dans d’autres mains. Il se maîtrise, ne bouge pas, mais soudain, en clair, une voix humaine répond : « Ici carmin 3, affirmatif, j’entame ma montée vers le col! » La 3ième section de sa compagnie est à vingt mètres de lui, de sa grenade et des ses douleurs.
Un quart d’heure après avoir dit ce qu’il sait il est emmené en arrière. On veut le brancarder il refuse tout net « Non les gars, si les autres arrivent, je préfère vous voir avec vos famas prêts à tirer qu’à porter un brancard où quatre fusils ne servent à rien » Le bon sens d’un chef d’équipe parachutiste. « Je l’ai regretté quand même, car j’ai eu mal…. »
Epilogue : Au recueil final où les blessés sont conditionnés pour l’EVASAN, le caporal-chef Marchand va apprendre, avant de décoller, que toute son équipe est rentrée. Le 1cl Verdet est également évacué par air. Les caporaux-chef Tutavae et Temaeva rentreront en VAB sur Tora le lendemain.
ADC ® Jacques ANTOINE Traditions 8ième RPIMa
Légende des photos :
Photo : « Col et village.JPG » A droite, le village de Sper Kunday quelques minutes avant la mise en place. A prés de 1500 m d’altitude, le col. En rouge la section au déclenchement du feu. En noir les positions des insurgés.
Photo : « Vue des positions taleb.JPG Vue prise quelques semaines après l’embuscade à partir des positions sud des talibans. Carmin 2 a été fixée plusieurs heures sur la longueur de piste la plus basse. Debout, le caporal-chef Tutavae Hansa. Comme de l’eau qui dort mais une inébranlable détermination dans l’action. Pour les garçons c’est « Tonton » Au second plan le caporal-chef Temaeva Heimata. « Taï » pour tout le monde. Il a trouvé naturel de venir à Castres, son père est un ancien du 8. Au fond le 1cl Dussat Arnaud, c’est un Creusois. Un regard clair et un air enjoué qui dissimulent un sang froid étonnant. February 22 l' «Opération plomb jeté»
signer cette pétitionSuite à l'émission Thalassa dans laquelle passait un reportage sur les Talibé qui sont des enfants obligés de mendier et de travailler pour des maîtres qui les obligent ensuite à connaître par cœur le Coran à coups de fouets plusieurs heures par jour, une pétition circule (cliquer sur le lien ci-dessous). Merci de bien vouloir aller signer cette pétition, pour que l'esclavagisme des enfants arrête. February 20 Il y a des professeurs, et il y a surtout des éducateursRécemment, dans une école, la direction a été confrontée à un problème particulier. Plusieurs filles, qui commençaient à utiliser du rouge à lèvres, se l'appliquaient dans les toilettes de l'école. Jusque-là, pas de problèmes ; mais après l'application, elles laissaient une empreinte de leur lèvres sur le miroir... Ce dernier se retrouvait donc avec des douzaines de petites empreintes de rouge à lèvres. Tous les soirs, le concierge les enlevait, et, le lendemain, les filles embrassaient de nouveau le miroir. Face à cette situation, et afin de corriger ce problème grandissant, la directrice convoqua le concierge et les filles concernées dans les toilettes. Elle leur expliqua que les empreintes causaient beaucoup de travail au concierge qui devait nettoyer le miroir tous les soirs. Pour démontrer la nuisance que les marques causaient, elle demanda au concierge de faire une démonstration des difficultés qu'il avait à nettoyer le miroir. Celui-ci prit une éponge, la trempa... dans une des cuvettes des toilettes et nettoya le miroir ! Depuis, aucune empreinte n'est réapparue sur le miroir... Il y a des professeurs, et il y a surtout des éducateurs February 11 Un officier français tué dans une embuscade en AfghanistanAFP - mercredi 11 février 2009, 17h50 ![]() Un officier français et son interprète afghan ont été tués mercredi par des insurgés islamistes qui les ont attaqués à l'arme légère après avoir fait exploser un de leurs véhicules au passage de leur convoi, ont annoncé l'armée française et des responsables afghans. Un autre militaire français, un caporal-chef, a été grièvement blessé dans l'embuscade, qui a eu lieu dans la province de Logar, à une trentaine de km au sud de Kaboul, a déclaré à l'AFP le porte-parole des forces françaises en Afghanistan, le lieutenant-colonel Jérôme Salle. L'officier tué, un capitaine, appartenait au 35e régiment d'artillerie parachutiste de Tarbes (sud-ouest de la France), a annoncé le ministère de la Défense à Paris. "Un brigadier-chef appartenant à la même unité a été gravement blessé et un interprète afghan a également trouvé la mort dans cet incident", a précisé le ministère dans un communiqué. Tous trois participaient à une "patrouille motorisée avec une section de l'armée nationale afghane" dont ils assuraient la formation. "Un des véhicules a sauté, probablement sur un engin explosif improvisé (IED)", a expliqué le lieutenant-colonel Salle à Kaboul. "Puis la patrouille a été prise sous le feu des insurgés", a-t-il ajouté. Le chef de la police locale, Mostafa Muhsini, a assuré à l'AFP que l'explosion de l'engin avait été commandée à distance au passage du convoi par un homme qui se cachait derrière un mur. Deux avions A 10 de l'armée américaine, spécialisés dans l'appui aérien des troupes au sol, et un hélicoptère d'attaque américain Appache sont intervenus, tout comme deux forces de réaction rapide terrestre, américaine et afghane, et leur intervention a mis fin à l'embuscade, a précisé l'état-major des armées à Paris. Le président français Nicolas Sarkozy a aussitôt fait part de sa "vive émotion", réaffirmé son "soutien au peuple afghan et aux autorités afghanes". Lors d'une conférence de presse à Koweit, où il est en visite, il a dit "la très vive émotion de la France" et s'est associé "à la douleur de la famille". Dans un autre communiqué, le ministre de la Défense Hervé Morin "s'incline avec émotion devant le sacrifice de cet officier et de son interprète morts au combat". Le 22 novembre 2008, un adjudant de 32 ans avait été tué par l'explosion d'une mine à une dizaine de kilomètres au sud de Kaboul. Il s'agissait du premier mort français en Afghanistan depuis l'embuscade d'Uzbeen, dans laquelle dix militaires avaient été tués le 18 août. Le décès de mercredi porte à 25 le nombre de militaires français morts en Afghanistan depuis l'arrivée des premiers contingents en janvier 2002. La France entretient quelque 2.800 soldats en Afghanistan au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan. Quelque 300 d'entre eux participent à la formation de l'armée afghane. Les talibans, chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, ont intensifié leur insurrection ces deux dernières années, frappant jusqu'au coeur de la capitale Kaboul pourtant très protégée par les forces afghanes et étrangères. Mercredi, trois attaques lancées en deux minutes dans la capitale par des kamikazes talibans contre des bâtiments officiels, dont deux ministères, ont fait au moins 26 morts, des civils pour l'essentiel, et 55 blessés. Les impôts expliqués par un Prof. OPS Turquoise Museveni dévoile le « plan anglo-saxon »
Le vaste complot contre la RDC est désormais une réalité. La preuve incontestable est cette litanie de « plans » pour soi-disant sécuriser la Rdc, et la région des Grands Lacs. Mais en réalité, tous ces plans ne visent qu’à balkaniser le Congo. Après les plans Cohen, Sarkozy, Obama, le président ougandais Yoweri Museveni, vient de se distinguer. Juste au moment où ses troupes sont encore en RDC pour proposer aux Congolais le « schéma » soudanais. Pas du tout le fait du hasard. Selon les personnes averties, il serait exact de parler plutôt d’un « Plan anglo-saxon ». Coïncidence troublant Museveni fait sa proposition après la publication des plans Cohen, Sarkozy et Obama. Or, en lisant attentivement les observations du MRB, cette proposition de Museveni rejoint celles de Cohen et de Sarkozy sur la revisitation des frontières héritées de la colonisation et la fragilisation de l’économie congolaise pour renforcer celles des pays anglophones. Particulièrement, l’Ouganda et le Kenya. Fait plus grave, Museveni émet cette proposition au moment où ses troupes sont en RDC pour traquer la LRA. Or, cette opération a suscité un malaise en Ouganda, au sein des officiers ougandais. Libre Belgique relate que cette opération est critiquée à Kampala dans la mesure où l’Etat-major général ougandais aurait été « court-circuité. D’où cette absence de stratégie. Le chef des opérations n’est autre que le propre fils de Museveniu, le Lieutenant-Colonel Muhoozi Kainerugaba. Pourquoi ? En attendant la réponse à cette interrogation, à Kampala l’on parle de ce que l’opération a récolté un résultat mitigé au regard de la capacité militaire de l’armée ougandaise. Même l’ancien président mozambicain, Joachim Chissano, aurait fait observer au président Museveni de ne pas sous-évaluer la capacité militaire de la LRA Plan Anglo-Saxon Mais là une réflexion sérieuse s’impose, c’est que des observateurs qui analysent cette succession de « propositions ou de plans », sont convaincus que cette proposition n’est pas de Museveni. Mais de ce groupe obscur anglo-saxon dont l’influence dans les conflits en Afrique des Grands Lacs ne serait qu’un secret de polichinelle. Influence néfaste stigmatisée par bon nombre de groupes de réflexion favorables à une Afrique sereine, tirant des rémunérations conséquentes de ses ressources naturelles. Lesquelles ressources malheureusement sont pillées par ces forces centrifuges, ces gouvernements étrangers, comme le disait si bien Barack Obama, et qui se servent de certains Etats ou personnalités politiques africaines pour aliéner les attributs de l’indépendance des Etats africains souverains. La bataille est rude, longue Certes, qu’il existe des accords de défense mutuelle dans la région des Grands Lacs pour mettre fin à l’insécurité et instabilité dans la région. C’est de bonne guerre. Mais que l’on soit naïf pour hypothéquer l’avenir de tout une Nation, voilà qui doit pousser les Congolais à être toujours vigilants. Les agresseurs d’hier ne peuvent en aucune manière devenir subitement des « enfants de chœur ». Tout doit être mis en œuvre pour déjouer tout plan machiavélique et funeste, d’où qu’il vienne. Car, le péril est toujours en la demeure. La bataille est rude et longue qu’il faut absolument motiver les Congolais pour susciter toujours en eux un élan de nationalisme et de solidarité. Devoir de mémoire collective oblige. La balle est dans le camp des autorités, des partis politiques, des juristes... January 30 les opérations extérieures (OPEX) de l'armée françaisePhilippe Folliot est intervenu ce mercredi à la tribune de l'Assemblée nationale comme porte-parole de son groupe dans le débat parlementaire sur les opérations extérieures (OPEX) de l'armée française. En effet depuis la révision constitutionnelle et conformément à l'article 35 de la Constitution, le Parlement doit être informé et éventuellement débattre avant l'engagement des forces françaises sur un théâtre extérieur. Le Parlement doit également autoriser par un vote leur maintien au bout d'une période de quatre mois. Philippe Folliot, secrétaire de la commission de la défense, est intervenu sur la prolongation demandée par le gouvernement de cinq interventions des forces françaises à l’étranger (République centrafricaine, Tchad et Côte d’Ivoire, Liban et Kosovo). Retrouvez ci-dessous le texte de son intervention. M. Philippe Folliot. Monsieur le président, messieurs les ministres, mes chers collègues, lorsque j'ai fait le bilan de l'année parlementaire qui vient de s'écouler, j'ai réalisé avec une relative satisfaction que la défense y avait eu une place plus conséquente que les années précédentes. Jusqu'à récemment, peut-être parce qu'elle s'appuie généralement, et depuis plusieurs années, sur un relatif consensus politique, parce qu'elle est considérée comme un sujet exclusivement régalien ou parce qu'elle a longtemps été une variable d'ajustement budgétaire, elle a été reléguée aux sujets de deuxième voire de troisième zone, au point qu'on a même envisagé de supprimer sa commission à l'Assemblée.
Heureusement, avec la réforme constitutionnelle, l'importance de ce sujet s’est vue réaffirmée en 2008. Cette réforme, qui a tout d'abord entériné le maintien d'une commission de la défense à part entière, distincte de celle des affaires étrangères, a surtout renforcé le lien fort et régulier qui doit impérativement exister entre l'armée et la nation par le biais de la représentation nationale. Ainsi, en tant que représentants de la nation, nous réfléchirons désormais régulièrement à nos engagements et à celui de nos soldats. Grâce à l’article 35 de la Constitution, nous participerons aux décisions qui engagent notre pays dans le monde et nous aurons enfin une place dans ce qui était jusqu'à maintenant le domaine réservé du Président de la République. Ainsi, l'année dernière, nous avons pu débattre de notre engagement en Afghanistan lors de la discussion du traditionnel budget de la défense, lequel, il faut le rappeler, était en augmentation malgré le contexte de crise économique, mais également lors de la discussion du Livre blanc et, de manière moins directe, lors de la réforme de la carte militaire. Cette année, nous commençons par les cinq grandes OPEX, mais nous aurons aussi à débattre de la loi de programmation militaire, des autres OPEX et de la loi sur la gendarmerie. La défense est ainsi redevenue un sujet important dont discute, à juste titre, la représentation nationale. L’année 2009 doit poursuivre et asseoir ce retour en grâce d'un sujet qui, bien qu'assez technique, intéresse nos concitoyens. D'autant que plus on s'éloigne de quelque chose, moins on le comprend et l'accepte. Aujourd'hui 90 % des Français sont favorables à l'armée et lui font confiance. M. François Sauvadet. Très bien ! M. Philippe Folliot. Ne perdons pas ce lien essentiel. C'est un sujet important sur lequel nous ne devons pas négliger nos efforts, car le soutien de la population est fondamental. Le monde tel qu'il est décrit dans le Livre blanc et tel que nous pouvons le voir chaque jour est aujourd'hui plus instable et plus imprévisible qu'auparavant. La mondialisation a accompagné la multipolarisation du monde et, avec elle, la diffusion des menaces et la multiplication des foyers à risque. Parallèlement, l'hyperpuissance américaine est partout remise en cause, le monde entier espère beaucoup, trop peut-être, du nouveau président américain Barack Obama, et notamment qu'il répare les dégâts commis par l'administration Bush, en particulier auprès du monde musulman. Pourvu qu'il y parvienne ! Quoi qu'il en soit, si le monde est aujourd'hui moins violent, du moins sur le territoire national et métropolitain, il est plus instable, et le rôle de l'armée et de notre défense continuera d'être central pour notre sécurité, tant pour les Français sur le territoire national que pour les citoyens du monde en n'importe quel point du globe. Mais la défense contribue également au rayonnement de la France dans le monde puisque notre expérience, nos capacités militaires et nos engagements multiples, aujourd'hui reconnus, font de nous un acteur incontournable des missions de maintien de la paix dans le monde. C'est d'ailleurs notre devoir en tant que membre du Conseil de sécurité, mais également en tant qu'ancien empire de dimension mondiale et puissance présente aujourd'hui sur tous les continents. On le voit, la défense n'est assurément pas un sujet de seconde zone, ce n'est pas une mince affaire destinée à être confinée aux milieux autorisés. Je me réjouis donc que le débat d’aujourd'hui puisse nous laisser espérer qu'elle retrouvera enfin la place à laquelle elle a droit. J'exprimerai toutefois un petit regret : que la commission de la défense et celle des affaires étrangères n’aient pas pu préparer ce débat par le biais de réunions et d'auditions, car ces sujets complexes l’auraient mérité. M. Gilles Cocquempot. C'est plutôt un grand regret ! M. Philippe Folliot. Et si l'on peut expliquer ces dysfonctionnements par le fait que c'est une première, cela ne doit en aucun cas devenir la norme, sinon on ne pourra pas parler de revalorisation du rôle du Parlement. (Applaudissements sur plusieurs bancs des groupes NC, SRC et GDR.) Cette défense, actrice du rayonnement français dans le monde dont je parlais tout à l'heure, ce sont les OPEX qui en portent, en partie, la responsabilité. À ce stade, je voudrais rendre un hommage particulier à l’ensemble de nos soldats qui sont présents sur les théâtres d’opérations extérieures et avoir une pensée pour ceux qui ont, ces derniers mois, laissé leur vie, soit en opération en Afghanistan, dans la vallée d’Uzbeen, soit en entraînement au Gabon. Ces hommes, par leur professionnalisme sur le terrain, leur compétence et leur sens de l’engagement dans un métier de militaire comparable à aucun autre, méritent le soutien et le respect de la représentation nationale. M. François Sauvadet. Très bien ! M. Philippe Folliot. Nous avons déjà parlé de l'Afghanistan, opération la plus médiatique et certainement la plus délicate. Je tiens ici à rendre hommage aux hommes du 8e RPIMa de Castres, qui a fait une entrée remarquée et remarquable sur le terrain des opérations. C’est grâce à la proximité établie avec les soldats du terrain en me rendant plusieurs fois sur place, que j’ai pu me rendre compte de la difficulté de leur mission, des efforts qu’ils accomplissent chaque jour, de la rusticité de leurs conditions de vie, de la nature de leur engagement, et que je vous parle aujourd’hui en très relatif connaisseur du sujet. Du reste, au-delà du nécessaire contrôle parlementaire, que les membres de la représentation nationale puissent se rendre régulièrement sur le terrain pour accompagner nos soldats, être au quotidien avec eux, me paraît particulièrement important. Il s’agit de leur exprimer, à travers la présence de quelques parlementaires, le soutien de l’ensemble de la représentation nationale. M. André Wojciechowski. Il a raison ! Mme Françoise Hostalier. Très juste ! M. Philippe Folliot. Tous nos vœux accompagnent également les chasseurs alpins du 27e RCA et les paras du 3e RPIMa, qui ont pris le relais sur ce terrain difficile. Nous avons également une pensée pour tous les soldats engagés sur les autres théâtres. Cette présence est tout aussi légitime et le débat d’aujourd’hui ne doit pas remettre en cause l’idée même des OPEX. Certains de nos concitoyens s’interrogent sur les raisons d’envoyer nos troupes sur des théâtres d’opérations lointains, périlleux et qui, parfois, nourrissent le terreau d’un anti-occidentalisme latent. Ce débat doit permettre justement de rappeler que ces OPEX participent au maintien ou au rétablissement de la paix, contribuent au rayonnement de la France, correspondent à sa vocation universaliste et permettent de défendre et de diffuser les valeurs universelles qui ont fondé notre République : liberté, justice, démocratie, respect des droits individuels. Cette présence n’est donc pas à remettre en question. Notre collègue Jean-Paul Lecoq a beaucoup parlé de la « Françafrique » avec des mots particulièrement durs. L’activisme de quelques-uns sur ces bancs à ce sujet n’a d’égal que leur assourdissant silence alors qu’une autre majorité dirigeait le pays. (Applaudissements sur les bancs des groupes NC et UMP.) M. Jacques Myard. Bravo ! Ce sont en effet des négationnistes ! M. Philippe Folliot. Les OPEX dans lesquelles nous sommes engagés aujourd’hui ont une vraie raison d’être, d’autant qu’elles sont menées dans un cadre international, le plus souvent sous l’égide de l’ONU. Néanmoins, les conditions changent, les données aussi, et il est utile d’examiner en détail l’opportunité des choix qui ont été faits et l’opportunité de les poursuivre. C’est d’autant plus nécessaire que ces OPEX envoient, en moyenne, chaque année, 12 000 hommes sur des terrains éloignés et difficiles. Nous avons déjà débattu et voté au sujet de l’Afghanistan ; c’est maintenant au tour des quatre autres grands théâtres d’opérations extérieures. Je n’en aborderai ici que trois : Liban, Côte d’Ivoire et Tchad-République centrafricaine, laissant à mon collègue Francis Hillmeyer le soin d’intervenir sur le Kosovo. Trois grands aspects doivent guider notre réflexion sur l’opportunité de maintenir, renforcer, prolonger ou arrêter l’envoi de nos troupes sur ces théâtres extérieurs. Le premier est l’aspect financier. C’est un combat profondément centriste que celui de défendre la rigueur et la gestion de notre déficit public le plus strictement possible, et je sais, monsieur le ministre de la défense, que vous y êtes très attaché. C’est un combat de longue haleine, émaillé de victoires et que la révision générale des politiques publiques a matérialisé en intégrant la réforme en profondeur de l’État français dans un objectif global d’économies. Or le coût des OPEX se caractérise par une croissance inquiétante et n’augure rien de bon pour l’avenir. Ainsi, alors que le surcoût de ces opérations ne dépassait pas 25 millions d’euros au milieu des années soixante-dix, on annonce, pour 2009, qu’il avoisinera près d’un milliard d’euros. M. Yves Fromion. Ce n’est pas comparable, il ne faut pas exagérer ! M. Philippe Folliot. Certes, l’évolution n’est pas linéaire : l’état du monde est fluctuant. Il y a, par exemple, eu des pics, en 1993 ou 1996, où le surcoût a atteint presque 1,2 milliard d’euros. Cependant, au final, le total cumulé s’élève à près de 20 milliards d’euros avec une augmentation constante depuis 2000 et, tout de même, une hausse de plus de 40 % entre 2006 et 2008 à effectifs presque constants. L’inflation de ces surcoûts doit donc impérativement être maîtrisée, cette maîtrise passant naturellement par une meilleure organisation des troupes, une sorte de RGPP des OPEX. Une meilleure organisation peut signifier le retrait de tout ou partie des troupes lorsque c’est possible et nécessaire. Je pense ici naturellement à la Côte d’Ivoire. De nombreux orateurs en ont parlé, des annonces ont d’ores et déjà été faites. Ainsi, avez-vous annoncé, monsieur le ministre, qu’en 2009 la France retirera progressivement des troupes de Côte d’Ivoire jusqu’à la fin de l’opération Licorne. Cette décision nous apparaît parfaitement justifiée et nous la soutenons sans réserve. La situation semble en effet le permettre puisque l’objectif recherché est atteint : le pays est sécurisé et politiquement beaucoup plus stable ; et si l’élection présidentielle a encore une fois été repoussée au mois de septembre, c’est avec l’accord des partis de l’opposition. En outre, bien que populaire, l’opération Licorne est aujourd’hui une opération de soutien à la mission de l’ONU. Dans ce cadre stabilisé, notre force de réaction rapide est de moins en moins utile et justifiée. La présence de la France dans cette région du monde s’expliquait également par son histoire particulière avec le pays, mais elle a aujourd’hui toutes les raisons de se retirer sereine, ce retrait devant néanmoins naturellement respecter les délais prévus par les résolutions de l’ONU. Voilà donc quelques « potentielles » économies – l’opération Licorne et les forces de soutien à l’ONUCI nous coûtent chaque année 116 millions d’euros – qui vont être réalisées au cours de cette année. Reste à savoir ce qu’il en sera fait. C’est une question que l’on est en droit de se poser et de vous poser, monsieur le ministre. En effet, lors de la RGPP relative à la défense, vous aviez annoncé que tout ce qui serait économisé grâce à la rationalisation de la gestion du ministère et à la réorganisation des forces sur notre territoire, devrait bénéficier aux armées d’une manière ou d’une autre, en tout cas en totalité. Que vont donc devenir ces éventuelles économies nouvelles ? Entreront-elles dans le droit commun ou seront-elles totalement réaffectées au ministère de la défense ? Pouvez-vous nous donner quelques éclaircissements sur ce point ? L’aspect géopolitique est le deuxième que j’aborderai car, s’il faut avoir le courage de dire que cet engagement de la France lui coûte cher et qu’il est nécessaire d’envisager des solutions d’une meilleure organisation à moindre coût, il ne faut pas laisser croire que cette dimension financière soit l’unique grille de lecture, l’alpha et l’oméga de la prise de décision finale quant à l’opportunité de quitter ou non le théâtre d’une opération. Il ne faut pas laisser croire que la situation sur le terrain n’est pas une variable centrale dans le choix du maintien ou non, du renforcement ou non de la présence de nos troupes. Ainsi, il faut comparer avec précision les résultats obtenus par rapport aux objectifs initialement fixés et envisager l’engagement de nos soldats au regard de la situation présente. Il est clair, à ce titre, que les opérations menées au Tchad et au Liban ne laissent envisager au minimum qu’un maintien des troupes en présence. Certes, nous avons obtenu des résultats tangibles : au Tchad, les attaques contre les ONG et les populations civiles diminuent ; au Liban, l’arrêt des affrontements semble durer. Pourtant, la situation sécuritaire et humanitaire au Darfour est telle qu’il est aujourd’hui inenvisageable de prévoir le retrait de nos troupes. L’opération Épervier doit être poursuivie et l’EUROFOR se retirera à la fin de son mandat pour être remplacée par les troupes de la MINURCAT. La présence sur ce théâtre sera donc assurée, tout comme elle doit l’être pour le Liban. Les soldats de la FINUL doivent rester en poste. Non pas parce que le Liban serait à nouveau dans la tourmente, mais parce que les événements récents ont prouvé que la région pouvait s’embraser à tout moment. M. Guy Teissier, président de la commission de la défense. Sur ce point, c’est vrai ! M. Philippe Folliot. En tant que premier contributeur à la mission, nous avons une véritable responsabilité. Le retrait est d’autant moins possible que la France a un lien particulier avec ces deux régions, qui lui donne une certaine responsabilité, mais également une certaine aura qu’elle consolide en maintenant ses troupes. À propos de l’aspect opérationnel, le troisième, je disais que la France était reconnue pour son expérience, son savoir-faire et son engagement sur les théâtres africains. C’est particulièrement visible au Tchad. C’est elle qui est à l’origine de la mission EUFOR, dont elle est le principal contributeur avec plus de 50 % des effectifs. Avec le dispositif Épervier en soutien et une connaissance irremplaçable du terrain, nos forces apportent une véritable plus-value opérationnelle qu’il serait délicat de réduire en l’état actuel de la situation politique. Au-delà de la France, c’est aussi l’Europe qui profite de cette mission. La PESD a pu mener sa plus importante opération militaire, renforçant ainsi sa crédibilité opérationnelle et faisant ses preuves sur un terrain africain difficile. C’est sur ce type de succès opérationnel qu’il faut s’appuyer pour continuer, sur le terrain, à construire l’Europe de la défense. Mme Françoise Hostalier. Très juste ! M. Philippe Folliot. Mais quand on parle d’opérationnalité, il faut également faire le point sur la situation de nos militaires. Lors de la rédaction du Livre blanc, je me souviens que la priorité affichée du ministère de la défense était justement le maintien, dans les meilleures conditions, de l’opérationnalité de nos forces. C’est ce qui a justifié, notamment, la réforme de la carte militaire. Le débat sur l’Afghanistan a été marqué par la mort de dix soldats. Quoi qu’il en soit, être soldat est un choix et nos militaires, quand ils s’engagent, surtout dans les opérations extérieures, savent qu’ils le font au risque d’y perdre la vie. Nous nous devons, eu égard à la nature de cet engagement, de leur apporter le maximum de sécurité dans l’accomplissement de leur mission. Mes chers collègues, vous l’avez compris, ces OPEX relèvent de notre devoir de membre du Conseil de sécurité et de notre ambition de grande puissance mondiale. Elles se justifient pleinement au regard de la situation sur le terrain. Le groupe Nouveau Centre votera donc en faveur de la prolongation de l’intervention des forces armées en Côte d’Ivoire, au Liban, au Tchad et en République centrafricaine. (Applaudissements sur les bancs des groupes NC et UMP.) M. François Sauvadet. Bravo ! January 29 Entretien avec P.-Édouard du CrayDirecteur des études de l’association Sauvegarde Retraites Vous venez de réaliser une étude très approfondie sur la retraite des députés. Pourriez-vous nous en présenter les principaux avantages ? Ils sont nombreux. Néanmoins, parmi eux, trois se dégagent et font du régime de retraite des députés la Rolls des régimes spéciaux. Tout d’abord, il y a le rendement du régime. Pour un euro cotisé, le député, une fois à la retraite, va toucher, en moyenne, six euros. Pour les retraités du secteur privé, le rendement est beaucoup plus faible. Pour un euro cotisé, suivant les profils, le retraité peut espérer entre un et deux euros. Ce rendement est d’autant plus intéressant, que les députés cotisent doublent les quinze premières années. Le deuxième avantage tient au fait que la retraite des députés est très largement prise en charge par la collectivité. Les cotisations des députés couvrent seulement 12 % des charges du régime. Le reste – 88 % – est financé par une généreuse subvention que nos parlementaires s’auto-attribuent. Ce sont donc surtout les contribuables qui paient l’addition. Enfin, le troisième avantage est de loin le plus intéressant… La retraite des députés est 100 % garantie. Le montant des pensions est connu à l’avance – 1 557 e pour un mandat, 3 114 e pour deux mandats et jusqu’à 6 230 e pour quatre mandats et demi. Si la caisse de retraite des députés connaît une mauvaise conjoncture, la subvention accordée est simplement augmentée. Dans la conjoncture actuelle, c’est inespéré ! Comment expliquez-vous que cette retraite soit supérieure à l’indemnité des parlementaires en fonction ? Tout simplement, parce que la retraite des députés n’est pas calculée à partir de l’indemnité de base des parlementaires mais par rapport à une assiette élargie qui est égale à 136 % de cette indemnité. Si vous me demandez pourquoi, je vous répondrai simplement en citant Yvette Roudy, ancien député socialiste du Calvados : « Rien d’étonnant que notre régime soit favorable, c’est nous qui le faisons ». Et, par rapport aux autres régimes de retraite, comment se situe celui des députés ? Est-il aussi intéressant que les régimes spéciaux d’EDF ou de la SNCF ? Les régimes spéciaux des entreprises publiques sont encore très avantageux. C’est peu de le dire. Mais, les chiffres sont têtus. Le régime des députés est le meilleur de tous les régimes. Le calcul de la retraite est plus avantageux que chez EDF et qu’à la SNCF et, proportionnellement, les subventions encore plus généreuses. Les retraités du régime général sont-ils appelés, comme pour les régimes spéciaux, à la rescousse pour maintenir le niveau des retraites des députés ? Oui, pas au titre de retraités du régime général, mais en tant que contribuables. Ce qui, au bout du compte, revient exactement au même. Quels sont les arguments de l’Assemblée pour justifier des avantages aussi exorbitants ? Sans rire : « La précarité de la fonction ». Autant dire que le culot n’étouffe pas ! Près de la moitié des parlementaires sont issus du secteur public et, en cas d’échec aux élections, peuvent réintégrer leur emploi. Plus des trois quarts d’entre eux cumulent leur fonction avec des mandats locaux souvent très bien rémunérés… Il n’y a vraiment pas de quoi faire pleurer Margot ! L’argument est d’autant plus fallacieux que, lorsqu’il part à la retraite, un député se contente rarement de sa super-retraite parlementaire… Beaucoup la cumulent avec deux ou trois autres pensions : retraite Ircantec, Fonpel ou Carel pour les élus locaux, retraite de fonctionnaire ou du privé, sans oublier que certains sont passés par le Sénat ou le Conseil Économique et Social dont les régimes s’avèrent tout aussi généreux que celui des députés ! January 23 La célèbre sociologue d'origine syrienne, Wafa Sultan, vient de publier l'un des points de vue les plus cinglants concernant la situation à Gaza.
January 21 Vers un retour en fanfare du général CucheLe 1er juillet dernier, deux jours après la fusillade de Carcassonne, Bruno Cuche avait rendu son képi au président de la République © RAVEENDRAN / AFP
Personne ne s'y attendait, mais si nos informations se confirment d'ici quelques semaines, ce sera une surprise de taille ! Désigné démissionnaire d'office le 1er juillet dernier, deux jours après la fusillade de Carcassonne , Bruno Cuche avait rendu son képi au président de la République, qui l'avait accepté. Un mois avant son départ à la retraite, cette éviction avait contribué à aggraver une crise sérieuse entre les armées et leur chef. Selon des sources dignes de foi, et très bien informées, l'incident sera prochainement clos par la nomination de Bruno Cuche, désormais en deuxième section du corps des officiers généraux , au poste très convoité de gouverneur des Invalides.
January 20 informations sur le Cougar de l’ALAT abîmé en mer au GABON
La solidarité de l’UNAALAT dans ce drame qui touche toute notre « famille » en béret bleu est réconfortante et l’active y est très sensible. Soyez-en tous remerciés. Je me ferai bien évidemment votre interprète auprès du chef de détachement du Gabon, le Lcl MONET, du personnel placé sous son commandement et de leurs familles. Quelques informations sur les faits afin que les groupements soit au fait des évènements : Dans la cadre d’un exercice franco-gabonais impliquant le DETALAT GABON, les éléments du 13° RDP et le TCD FOUDRE, un Cougar de l’ALAT à décollé du bateau par nuit de niveau 5 (très noire) et une mer agitée. Il avait à son bord un équipage de 4 hommes et 6 commandos. Juste après le décollage (à bâbord - a priori Cdt de bord aux commandes) il s’est abîmé en mer. Les moyens du TCD sont immédiatement intervenus et ont pu repêcher 4 personnels dont 3 blessés (membres d’équipage en cabine) et un commando indemne (éjecté à l’impact). Il y a 6 disparus Parmi les blessés, 2 sont DCD dans la nuit (le Cdt de bord et le pilote), le pronostic vital du MVAVT n’est pas engagé et il sera rapatrié en France Ce matin l’épave a été localisée et au moins 5 des 6 disparus aperçus en soute et DCD L’épave qui est par 35 m de fond sera renflouée. Une enquête conduite par le bureau enquête accident défense (BEAD) est en cours. A ce stade de l’enquête, aucune cause précise (humaine et/ou mécanique) ne peut être privilégiée. Par mesure de précaution, j’ai décidé de suspendre les vols sur Cougar au sein de l’ALAT. L’équipage avait effectué plus de 200 HdV en 2008 et s’était ré entraîné à l’appontage lundi dernier. Bilan humain : - Cne GUERIMAND (Cdt de bord), Mdl (TA) BELMAS (pilote), sont DCD, - Mdl (TA) ANNE (4° homme en soute), MCH MICHAUD, MCH CHEIX, SGT SHIGETOMI, BCH ROUAT et BRI LE MAÎTRE (13° RDP) sont disparus et DCD. La relève des corps est en cours. - Adj BRAQUE (MVAVT) blessé ; - BCH CAZIER (13° RDP) indemne. Il s’agit bien sûr d’un coup dur pour l’ALAT qui, même si chaque mort est un mort de trop, n’avait pas connu un tel « bilan » depuis plus de 20 ans ! Nous tirerons bien évidemment toutes les conclusions qui s’imposent et, si cela s’avérait nécessaire, nous adapterons nos procédures. Pour autant, les missions de l’ALAT continuent, notamment sur les 7 théâtres d’opérations où elle est engagée avec près de 50 appareils et il est de notre devoir de poursuivre avec le souci permanent de l’efficacité et de la sécurité
LE CHEF DES ARMÉES A-T-IL TRAHI
January 09 Israël a manqué un rendez-vous avec l’histoire
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